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ECOLE MATERNELLE
LES DOMAINES
· Échanger, s’exprimer
· Comprendre
· Progresser vers la maîtrise de la langue française
· Se familiariser avec l’écrit
§ Découvrir les supports de l’écrit
§ Contribuer à l’écriture de textes
· Se préparer à apprendre à lire et à écrire
§ Distinguer les sons de la parole
§ Aborder le principe alphabétique
§ Apprendre les gestes de l’écriture
· Vivre ensemble
· Coopérer et devenir autonome
· Comprendre ce qu’est l’école
4. Agir et s’exprimer avec son corps
· Découvrir les objets
· Découvrir la matière
· Découvrir le vivant
· Découvrir les formes et les grandeurs
· Approcher les quantités et les nombres
· Se repérer dans le temps
· Se repérer dans l’espace
6. Percevoir, sentir, imaginer, créer
À la fin de l’école maternelle l’enfant est capable de :
1-
- comprendre un message et agir ou répondre de façon pertinente ;
- nommer avec exactitude un objet, une personne ou une action ressortissant à
la vie quotidienne ;
- formuler, en se faisant comprendre, une description ou une question ;
- raconter, en se faisant comprendre, un épisode vécu inconnu de son
interlocuteur, ou une histoire inventée ;
- prendre l’initiative de poser des questions ou d’exprimer son point de vue.
2-
- identifier les principales fonctions de l’écrit ;
- écouter et comprendre un texte lu par l’adulte ;
- connaître quelques textes du patrimoine, principalement des contes ;
- produire un énoncé oral dans une forme adaptée pour qu’il puisse être écrit
par un adulte.
- différencier les sons ;
- distinguer les syllabes d’un mot prononcé, reconnaître une même syllabe dans
plusieurs énoncés ;
- faire correspondre les mots d’un énoncé court à l’oral et à l’écrit ;
- reconnaître et écrire la plupart des lettres de l’alphabet ;
- mettre en relation des sons et des lettres ;
- copier en écriture cursive, sous la conduite de l’enseignant, de petits mots
simples dont les correspondances en lettres et sons ont été étudiées ;
- écrire en écriture cursive son prénom.
3-
- respecter les autres et respecter les règles de la vie commune ;
- écouter, aider, coopérer ; demander de l’aide ;
- éprouver de la confiance en soi ; contrôler ses émotions ;
- identifier les adultes et leur rôle ;
- exécuter en autonomie des tâches simples et jouer son rôle dans des activités
scolaires ;
- dire ce qu’il apprend.
4-
- adapter ses déplacements à des environnements ou contraintes variés ;
- coopérer et s’opposer individuellement ou collectivement ; accepter les
contraintes collectives ;
- s’exprimer sur un rythme musical ou non, avec un engin ou non ; exprimer des
sentiments et des émotions par le geste et le déplacement ;
- se repérer et se déplacer dans l’espace ;
- décrire ou représenter un parcours simple.
5-
- reconnaître, nommer, décrire, comparer, ranger et classer des matières,
des objets selon leurs qualités et leurs usages ;
- connaître des manifestations de la vie animale et végétale, les relier à de
grandes fonctions : croissance, nutrition, locomotion, reproduction ;
- nommer les principales parties du corps humain et leur fonction, distinguer
les cinq sens et leur fonction ;
- connaître et appliquer quelques règles d’hygiène du corps, des locaux, de
l’alimentation ;
- repérer un danger et le prendre en compte ;
- utiliser des repères dans la journée, la semaine et l’année ;
- situer des événements les uns par rapport aux autres ;
- dessiner un rond, un carré, un triangle ;
- comparer des quantités, résoudre des problèmes portant sur les quantités ;
- mémoriser la suite des nombres au moins jusqu’à 30 ;
- dénombrer une quantité en utilisant la suite orale des nombres connus ;
- associer le nom de nombres connus avec leur écriture chiffrée ;
- se situer dans l’espace et situer les objets par rapport à soi ;
- se repérer dans l’espace d’une page ;
- comprendre et utiliser à bon escient le vocabulaire du repérage et des
relations dans le temps et dans l’espace.
6-
- adapter son geste aux contraintes matérielles (instruments, supports,
matériels) ;
- utiliser le dessin comme moyen d’expression et de représentation ;
- réaliser une composition en plan ou en volume selon un désir exprimé ;
- observer et décrire des œuvres du patrimoine, construire des collections ;
- avoir mémorisé et savoir interpréter des chants, des comptines ;
- écouter un extrait musical ou une production, puis s’exprimer et dialoguer avec
les autres pour donner ses impressions.
PROGRAMME DE
L’ÉCOLE MATERNELLE - PETITE SECTION, MOYENNE SECTION, GRANDE SECTION
L’école maternelle a pour finalité d’aider chaque enfant, selon des
démarches adaptées, à devenir autonome et à s’approprier des connaissances et
des compétences afin de réussir au cours préparatoire les apprentissages
fondamentaux.
L’objectif essentiel de l’école maternelle est l’acquisition d’un langage oral
riche, organisé et compréhensible par l’autre. À l’école maternelle, l’enfant
établit des relations avec d’autres enfants et avec des adultes. Il exerce ses
capacités motrices, sensorielles, affectives, relationnelles et intellectuelles
; il devient progressivement un élève. Il découvre l’univers de l’écrit.
En répondant aux divers besoins des jeunes enfants qu’elle accueille, l’école
maternelle soutient leur développement. Elle élargit leur univers relationnel
et leur permet de vivre des situations de jeux, de recherches, de productions
libres ou guidées, d’exercices, riches et variés, qui contribuent à enrichir la
formation de leur personnalité et leur éveil culturel.
Elle laisse à chaque enfant le temps de s’accoutumer, d’observer, d’imiter,
d’exécuter, de chercher, d’essayer, en évitant que son intérêt ne s’étiole ou
qu’il ne se fatigue. Elle stimule son désir d’apprendre et multiplie les
occasions de diversifier ses expériences et d’enrichir sa compréhension. Elle
s’appuie sur le besoin d’agir, sur le plaisir du jeu, sur la curiosité et la
propension naturelle à prendre modèle sur l’adulte et sur les autres, sur la
satisfaction d’avoir dépassé des difficultés et de réussir.
Les activités proposées à l’école maternelle doivent offrir de multiples
occasions d’expériences sensorielles et motrices en totale sécurité.
L’organisation du temps y respecte les besoins et les rythmes biologiques des
enfants tout en permettant le bon déroulement des activités et en facilitant
leur articulation ; plus souple avec les plus petits, la gestion du temps
devient plus rigoureuse quand les enfants grandissent.
Le projet d’école est le moyen de garantir la continuité nécessaire entre
l’école maternelle et l’école élémentaire dont la grande section, classe de
l’école maternelle mais aussi première année des apprentissages fondamentaux,
est la charnière. Il est conçu et mis en œuvre en liaison avec l’école
élémentaire et peut être commun aux deux écoles. La participation effective des
parents au projet d’école et plus largement à la vie de l’école est recherchée.
Le programme de l’école maternelle, sans horaire contraignant, présente les
grands domaines d’activité à aborder sur les trois années qui précèdent
l’entrée dans la scolarité obligatoire ; il fixe les objectifs à atteindre et
les compétences à acquérir avant le passage à l’école élémentaire. La mise en
œuvre du programme doit prendre en compte les étapes et le rythme du
développement de l’enfant.
L’école maternelle a un rôle essentiel dans le repérage et la prévention des
déficiences ou des troubles, rôle qu’elle doit assumer pleinement, en
particulier pour les troubles spécifiques du langage.
Le langage oral est le pivot des apprentissages de l’école maternelle.
L’enfant s’exprime et se fait comprendre par le langage. Il apprend à être
attentif aux messages qu’on lui adresse, à les comprendre et à y répondre. Dans
les échanges avec l’enseignant et avec ses camarades, dans l’ensemble des
activités et, plus tard, dans des séances d’apprentissage spécifiques, il
acquiert quotidiennement de nouveaux mots dont le sens est précisé, il
s’approprie progressivement la syntaxe de la langue française (l’ordre des mots
dans la phrase).
La pratique du langage associée à l’ensemble des activités contribue à enrichir
son vocabulaire et l’introduit à des usages variés et riches de la langue
(questionner, raconter, expliquer, penser).
Échanger, s’exprimer
Les enfants apprennent à échanger, d’abord par l’intermédiaire de l’adulte,
dans des situations qui les concernent directement : ils font part de leurs
besoins, de leurs découvertes, de leurs questions ; ils écoutent et répondent
aux sollicitations. Ils nomment avec exactitude les objets qui les entourent et
les actions accomplies. Progressivement, ils participent à des échanges à
l’intérieur d’un groupe, attendent leur tour de parole, respectent le thème
abordé.
Ils redisent de manière expressive des comptines et interprètent des chants
qu’ils ont mémorisés.
Ils apprennent peu à peu à communiquer sur des réalités de moins en moins
immédiates ; ils rendent compte de ce qu’ils ont observé ou vécu, évoquent des
événements à venir, racontent des histoires inventées, reformulent l’essentiel
d’un énoncé entendu. Ils acquièrent progressivement les éléments de la langue
nécessaires pour se faire comprendre, c’est-à-dire pour : désigner correctement
les protagonistes concernés, marquer les liens entre les faits, exprimer les
relations temporelles par le temps adéquat des verbes et les mots ou
expressions pertinents, situer les objets ou les scènes et décrire les
déplacements de manière pertinente.
Comprendre
Une attention particulière est portée à la compréhension qui, plus que
l’expression, est à cet âge étroitement liée aux capacités générales de
l’enfant.
Les enfants apprennent à distinguer une question, une promesse, un ordre, un
refus, une explication, un récit. Ils distinguent la fonction particulière des
consignes données par l’enseignant et comprennent les termes usuels utilisés
dans ce cadre.
Les enfants sont amenés à comprendre un camarade qui parle de choses qu’ils ne
connaissent pas, un interlocuteur adulte, familier ou non, qui apporte des
informations nouvelles. Grâce à la répétition d’histoires ou de contes adaptés
à leur âge, classiques et modernes, ils parviennent à comprendre des récits de
plus en plus complexes ou longs, et peuvent les raconter à leur tour.
Progresser vers la maîtrise de la langue française
En manipulant la langue, en écoutant des textes lus, les enfants s’approprient
les règles qui régissent la structure de la phrase, ils apprennent l’ordre
habituel des mots en français. À la fin de l’école maternelle, ils utilisent de
manière adaptée les principales classes de mots (articles, noms, verbes,
adjectifs, adverbes, prépositions) et produisent des phrases complexes. Ils
composent progressivement des unités plus larges que la phrase : un énoncé, de
très courts récits, des explications.
Chaque jour, dans les divers domaines d’activité, et grâce aux histoires que
l’enseignant raconte ou lit, les enfants entendent des mots nouveaux, mais
cette simple exposition ne suffit pas pour qu’ils les mémorisent. L’acquisition
du vocabulaire exige des séquences spécifiques, des activités régulières de
classification, de mémorisation de mots, de réutilisation du vocabulaire
acquis, d’interprétation de termes inconnus à partir de leur contexte. En
relation avec les activités et les lectures, l’enseignant veille à introduire
chaque semaine des mots nouveaux (en nombre croissant au fil de l’année et
d’année en année) pour enrichir le vocabulaire sur lequel s’exercent ces
activités. Les enfants apprennent ainsi le vocabulaire (noms, verbes,
adjectifs, adverbes, prépositions) qui leur permet non seulement de comprendre
ce qu’ils entendent (qui fait quoi ? à qui ? où ? quand ? comment ?), mais
aussi d’échanger en situation scolaire, avec efficacité, et d’exprimer leur
pensée au plus juste.
Ces acquisitions décisives sont rendues possibles par l’attention que
l’enseignant porte à chaque enfant, auquel il fournit les mots exacts en
encourageant ses tentatives, et en reformulant ses essais pour lui faire
entendre des modèles corrects. L’enseignant veille par ailleurs à offrir
constamment à ses jeunes élèves un langage oral dont toute approximation est
bannie ; c’est parce que les enfants entendent des phrases correctement
construites et un vocabulaire précis qu’ils progressent dans leur propre
maîtrise de l’oral.
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À la fin de l’école maternelle l’enfant est capable de : |
L’école maternelle introduit progressivement les enfants aux apprentissages fondamentaux. Les activités d’expression à l’oral, en particulier les séquences consacrées à l’acquisition du vocabulaire, les situations nombreuses d’écoute de textes que l’enseignant raconte puis lit, et la production d’écrits consignés par l’enseignant préparent les élèves à aborder l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Par trois activités clés (travail sur les sons de la parole, acquisition du principe alphabétique et des gestes de l’écriture), l’école maternelle favorise grandement l’apprentissage systématique de la lecture et de l’écriture qui commencera au cours préparatoire.
1 - Se familiariser avec l’écrit
Découvrir les supports de l’écrit
Les enfants découvrent les usages sociaux de l’écrit en comparant les supports
les plus fréquents dans et hors de l’école (affiches, livres, journaux, revues,
écrans, enseignes, ...). Ils apprennent à les nommer de manière exacte et en
comprennent les fonctions. Ils observent et manipulent des livres, commencent à
se repérer dans une page, sur une couverture.
Découvrir la langue écrite
Les enfants se familiarisent peu à peu avec le français écrit à travers les
textes lus quotidiennement par l’enseignant. Afin qu’ils perçoivent la
spécificité de l’écrit, ces textes sont choisis pour la qualité de leur langue
(correction syntaxique, vocabulaire précis, varié, et employé à bon escient) et
la manière remarquable dont ils illustrent les genres littéraires auxquels ils
appartiennent (contes, légendes, fables, poèmes, récits de littérature
enfantine). Ainsi, tout au long de l’école maternelle, les enfants sont mis en
situation de rencontrer des œuvres du patrimoine littéraire et de s’en
imprégner. Ils deviennent sensibles à des manières de dire peu habituelles ;
leur curiosité est stimulée par les questions de l’enseignant qui attirent leur
attention sur des mots nouveaux ou des tournures de phrases qu’ils reprennent à
leur compte dans d’autres situations. Après les lectures, les enfants
reformulent ce qu’ils ont compris, interrogent sur ce qui reste obscur. Ils
sont encouragés à mémoriser des phrases ou de courts extraits de textes.
Contribuer à l’écriture de textes
Les enfants sont mis en situation de contribuer à l’écriture de textes, les
activités fournissant des occasions naturelles de laisser des traces de ce qui
a été fait, observé ou appris. Ils apprennent à dicter un texte à l’adulte qui
les conduit, par ses questions, à prendre conscience des exigences qui
s’attachent à la forme de l’énoncé. Ils sont ainsi amenés à mieux contrôler le
choix des mots et la structure syntaxique. À la fin de l’école maternelle, ils
savent transformer un énoncé oral spontané en un texte que l’adulte écrira sous
leur dictée.
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À la fin de l’école maternelle l’enfant est capable de : |
2 - Se préparer à apprendre à lire et à écrire
Distinguer les sons de la parole
Les enfants découvrent tôt le plaisir de jouer avec les mots et les sonorités
de la langue. Ils scandent les syllabes puis les manipulent (enlever une
syllabe, recombiner plusieurs syllabes dans un autre ordre...). Ils savent
percevoir une syllabe identique dans plusieurs mots et situer sa position dans
le mot (début, milieu, fin).
Progressivement ils discriminent les sons et peuvent effectuer diverses
opérations sur ces composants de la langue (localiser, substituer, inverser,
ajouter, combiner...). L’enseignant est attentif à la progression adoptée pour
ces activités orales, exigeantes, qui portent sur des éléments très abstraits.
Aborder le principe alphabétique
Les enfants se familiarisent avec le principe de la correspondance entre l’oral
et l’écrit ; à cet égard, la fréquentation d’imagiers, d’abécédaires qui
isolent les mots et les présentent avec une illustration mérite d’être
encouragée. Grâce à l’observation d’expressions connues (la date, le titre
d’une histoire ou d’une comptine) ou de très courtes phrases, les enfants
comprennent que l’écrit est fait d’une succession de mots où chaque mot écrit
correspond à un mot oral.
Ils découvrent que les mots qu’ils prononcent ou qu’ils entendent sont composés
de syllabes ; ils mettent en relation les lettres et les sons. La
discrimination des sons devient de plus en plus précise. Ils apprennent
progressivement le nom de la plupart des lettres de l’alphabet qu’ils savent
reconnaître, en caractères d’imprimerie et dans l’écriture cursive, sans que la
connaissance de l’alphabet dans l’ordre traditionnel soit requise à ce stade.
Pour une partie d’entre elles, ils leur associent le son qu’elles codent et le
distinguent du nom de la lettre quand c’est pertinent. Les enfants découvrent
ainsi le principe alphabétique, sans qu’il soit nécessaire de travailler avec
eux toutes les correspondances.
Apprendre les gestes de l’écriture
Sans qu’on doive réduire l’activité graphique à la préparation de l’écriture,
les enfants observent et reproduisent quotidiennement des motifs graphiques
afin d’acquérir le geste le mieux adapté et le plus efficace. L’entrée dans
l’écriture s’appuie sur les compétences développées par les activités
graphiques (enchaînements de lignes simples, courbes, continues...), mais
requiert aussi des compétences particulières de perception des caractéristiques
des lettres.
L’écriture cursive est proposée à tous les enfants, en grande section, dès
qu’ils en sont capables ; elle fait l’objet d’un enseignement guidé afin que
ces premières habitudes installées favorisent la qualité des tracés et
l’aisance du geste.
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À la fin de l’école maternelle l’enfant est capable de : |
L’objectif est d’apprendre à l’enfant à reconnaître ce qui le distingue des
autres et à se faire reconnaître comme personne, à vivre avec les autres dans
une collectivité organisée par des règles, à comprendre ce qu’est l’école et
quelle est sa place dans l’école. Devenir élève relève d’un processus
progressif qui demande à l’enseignant à la fois souplesse et rigueur.
Vivre ensemble : apprendre les règles de civilité et les principes d’un
comportement conforme à la morale
Les enfants découvrent les richesses et les contraintes du groupe auquel ils
sont intégrés. Ils éprouvent le plaisir d’être accueillis et reconnus, ils
participent progressivement à l’accueil de leurs camarades.
La dimension collective de l’école maternelle est une situation favorable pour
que les enfants apprennent à dialoguer entre eux et avec des adultes et à
prendre leur place dans les échanges. Ceux-ci doivent être l’occasion, pour les
enfants, de mettre en œuvre les règles communes de civilité et de politesse,
telles que le fait de saluer son maître au début et à la fin de la journée, de
répondre aux questions posées, de remercier la personne qui apporte une aide ou
de ne pas couper la parole à celui qui s’exprime.
Une attention particulière sera apportée aux fondements moraux de ces règles de
comportement, tels que le respect de la personne et des biens d’autrui, de
l’obligation de se conformer aux règles dictées par les adultes ou encore le
respect de la parole donnée par l’enfant.
Coopérer et devenir autonome
En participant aux jeux, aux rondes, aux groupes formés pour dire des comptines
ou écouter des histoires, à la réalisation de projets communs, etc., les enfants
acquièrent le goût des activités collectives et apprennent à coopérer. Ils
s’intéressent aux autres et collaborent avec eux. Ils prennent des
responsabilités dans la classe et font preuve d’initiative. Ils s’engagent dans
un projet ou une activité, en faisant appel à leurs propres ressources ; ils
font ainsi l’expérience de l’autonomie, de l’effort et de la persévérance.
Comprendre ce qu’est l’école
Les enfants doivent comprendre progressivement les règles de la communauté
scolaire, la spécificité de l’école, ce qu’ils y font, ce qui est attendu
d’eux, ce qu’on apprend à l’école et pourquoi on l’apprend. Ils font la
différence entre parents et enseignants.
Progressivement, ils acceptent le rythme collectif des activités et savent
différer la satisfaction de leurs intérêts particuliers. Ils comprennent la
valeur des consignes collectives. Ils apprennent à poser des questions ou à
solliciter de l’aide pour réussir dans ce qui leur est demandé. Ils établissent
une relation entre les activités matérielles qu’ils réalisent et ce qu’ils en
apprennent (on fait cela pour apprendre, pour mieux savoir faire). Ils
acquièrent des repères objectifs pour évaluer leurs réalisations ; en fin
d’école maternelle, ils savent identifier des erreurs dans leurs productions ou
celles de leurs camarades. Ils apprennent à rester attentifs de plus en plus
longtemps. Ils découvrent le lien entre certains apprentissages scolaires et
des actes de la vie quotidienne.
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À la fin de l’école maternelle l’enfant est capable de : |
4. AGIR ET S’EXPRIMER AVEC SON CORPS
L’activité physique et les expériences corporelles contribuent au
développement moteur, sensoriel, affectif et intellectuel de l’enfant. Elles sont
l’occasion d’explorer, de s’exprimer, d’agir dans des environnements familiers,
puis, progressivement, plus inhabituels. Elles permettent de se situer dans
l’espace.
L’enfant découvre les possibilités de son corps ; il apprend à agir en toute
sécurité tout en acceptant de prendre des risques mesurés, et à fournir des
efforts tout en modulant son énergie. Il exprime ce qu’il ressent, nomme les
activités et les objets manipulés ou utilisés, dit ce qu’il a envie de faire.
Les enseignants veillent à proposer des situations et des activités renouvelées
d’année en année, de complexité progressive ; ils s’attachent à ce que les
enfants aient assez de pratique pour progresser et leur font prendre conscience
des nouvelles possibilités acquises.
Par la pratique d’activités physiques libres ou guidées dans des milieux
variés, les enfants développent leurs capacités motrices dans des déplacements
(courir, ramper, sauter, rouler, glisser, grimper, nager...), des équilibres,
des manipulations (agiter, tirer, pousser) ou des projections et réceptions
d’objets (lancer, recevoir). Des jeux de balle, des jeux d’opposition, des jeux
d’adresse viennent compléter ces activités. Les enfants coordonnent des actions
et les enchaînent. Ils adaptent leur conduite motrice en vue de l’efficacité et
de la précision du geste.
Par la pratique d’activités qui comportent des règles, ils développent leurs
capacités d’adaptation et de coopération, ils comprennent et acceptent
l’intérêt et les contraintes des situations collectives.
Les activités d’expression à visée artistique que sont les rondes, les jeux
dansés, le mime, la danse permettent tout à la fois l’expression par un geste
maîtrisé et le développement de l’imagination.
Grâce aux diverses activités, les enfants acquièrent une image orientée de leur
propre corps. Ils distinguent ce qui est : devant, derrière, au-dessus,
au-dessous, puis à droite et à gauche, loin et près. Ils apprennent à suivre
des parcours élaborés par l’enseignant ou proposés par eux ; ils verbalisent et
représentent ces déplacements.
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À la fin de l’école maternelle l’enfant est capable de : |
À l’école maternelle, l’enfant découvre le monde proche ; il apprend à
prendre et à utiliser des repères spatiaux et temporels. Il observe, il pose
des questions et progresse dans la formulation de ses interrogations vers plus
de rationalité. Il apprend à adopter un autre point de vue que le sien propre
et sa confrontation avec la pensée logique lui donne le goût du raisonnement.
Il devient capable de compter, de classer, d’ordonner et de décrire, grâce au
langage et à des formes variées de représentation (dessins, schémas). Il
commence à comprendre ce qui distingue le vivant du non-vivant (matière,
objets).
Découvrir les objets
Les enfants découvrent les objets techniques usuels (lampe de poche, téléphone,
ordinateur...) et comprennent leur usage et leur fonctionnement : à quoi ils
servent, comment on les utilise. Ils prennent conscience du caractère dangereux
de certains objets.
Ils fabriquent des objets en utilisant des matériaux divers, choisissent des
outils et des techniques adaptés au projet (couper, coller, plier, assembler,
clouer, monter et démonter ...).
Découvrir la matière
C’est en coupant, en modelant, en assemblant, en agissant sur les matériaux
usuels comme le bois, la terre, le papier, le carton, l’eau, etc., que les
enfants repèrent leurs caractéristiques simples.
Ils prennent aussi conscience de réalités moins visibles comme l’existence de
l’air et commencent à percevoir les changements d’état de l’eau.
Découvrir le vivant
Les enfants observent les différentes manifestations de la vie. Élevages et
plantations constituent un moyen privilégié de découvrir le cycle que
constituent la naissance, la croissance, la reproduction, le vieillissement, la
mort.
Ils découvrent les parties du corps et les cinq sens : leurs caractéristiques
et leurs fonctions. Ils sont intéressés à l’hygiène et à la santé, notamment à
la nutrition. Ils apprennent les règles élémentaires de l’hygiène du corps.
Ils sont sensibilisés aux problèmes de l’environnement et apprennent à
respecter la vie.
Découvrir les formes et les grandeurs
En manipulant des objets variés, les enfants repèrent d’abord des propriétés
simples (petit/grand ; lourd/léger). Progressivement, ils parviennent à
distinguer plusieurs critères, à comparer et à classer selon la forme, la
taille, la masse, la contenance.
Approcher les quantités et les nombres
L’école maternelle constitue une période décisive dans l’acquisition de la
suite des nombres (chaîne numérique) et de son utilisation dans les procédures
de quantification. Les enfants y découvrent et comprennent les fonctions du
nombre, en particulier comme représentation de la quantité et moyen de repérer
des positions dans une liste ordonnée d’objets.
Les situations proposées aux plus jeunes enfants (distributions, comparaisons,
appariements...) les conduisent à dépasser une approche perceptive globale des
collections. L’accompagnement qu’assure l’enseignant en questionnant (comment,
pourquoi, etc.) et en commentant ce qui est réalisé avec des mots justes, dont
les mots-nombres, aide à la prise de conscience. Progressivement, les enfants
acquièrent la suite des nombres au moins jusqu’à 30 et apprennent à l’utiliser
pour dénombrer.
Dès le début, les nombres sont utilisés dans des situations où ils ont un sens
et constituent le moyen le plus efficace pour parvenir au but : jeux, activités
de la classe, problèmes posés par l’enseignant de comparaison, d’augmentation,
de réunion, de distribution, de partage. La taille des collections, le fait de
pouvoir agir ou non sur les objets sont des variables importantes que
l’enseignant utilise pour adapter les situations aux capacités de chacun.
À la fin de l’école maternelle, les problèmes constituent une première entrée
dans l’univers du calcul mais c’est le cours préparatoire qui installera le
symbolisme (signes des opérations, signe “égal”) et les techniques.
La suite écrite des nombres est introduite dans des situations concrètes (avec
le calendrier par exemple) ou des jeux (déplacements sur une piste portant des
indications chiffrées). Les enfants établissent une première correspondance
entre la désignation orale et l’écriture chiffrée ; leurs performances restent
variables mais il importe que chacun ait commencé cet apprentissage.
L’apprentissage du tracé des chiffres se fait avec la même rigueur que celui des
lettres.
Se repérer dans le temps
Les enfants perçoivent très progressivement, grâce à une organisation régulière
de l’emploi du temps, la succession des moments de la journée, puis celle des
jours et des mois. À la fin de l’école maternelle, ils comprennent l’aspect
cyclique de certains phénomènes (les saisons) ou des représentations du temps
(la semaine, le mois). La notion de simultanéité est abordée dans des activités
ou dans des histoires bien connues ; la représentation (dessins, images) contribue
à la mettre en évidence.
Dès la petite section, les enfants utilisent des calendriers, des horloges, des
sabliers pour se repérer dans la chronologie et mesurer des durées. Ces
acquisitions encore limitées seront à poursuivre au cours préparatoire. Par le
récit d’événements du passé, par l’observation du patrimoine familier (objets
conservés dans la famille...), ils apprennent à distinguer l’immédiat du passé
proche et, avec encore des difficultés, du passé plus lointain.
Toutes ces acquisitions donnent lieu à l’apprentissage d’un vocabulaire précis
dont l’usage réitéré, en particulier dans les rituels, doit permettre la
fixation.
Se repérer dans l’espace
Tout au long de l’école maternelle, les enfants apprennent à se déplacer dans
l’espace de l’école et dans son environnement immédiat. Ils parviennent à se
situer par rapport à des objets ou à d’autres personnes, à situer des objets ou
des personnes les uns par rapport aux autres ou par rapport à d’autres repères,
ce qui suppose une décentration pour adopter un autre point de vue que le sien
propre. En fin d’école maternelle, ils distinguent leur gauche et leur droite.
Les enfants effectuent des itinéraires en fonction de consignes variées et en
rendent compte (récits, représentations graphiques).
Les activités dans lesquelles il faut passer du plan horizontal au plan
vertical ou inversement, et conserver les positions relatives des objets ou des
éléments représentés, font l’objet d’une attention particulière. Elles
préparent à l’orientation dans l’espace graphique. Le repérage dans l’espace
d’une page ou d’une feuille de papier, sur une ligne orientée se fait en lien
avec la lecture et l’écriture.
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À la fin de l’école maternelle l’enfant est capable de : |
6. PERCEVOIR, SENTIR, IMAGINER, CRÉER
L’école maternelle propose une première sensibilisation artistique. Les
activités visuelles et tactiles, auditives et vocales accroissent les
possibilités sensorielles de l’enfant. Elles sollicitent son imagination et
enrichissent ses connaissances et ses capacités d’expression ; elles
contribuent à développer ses facultés d’attention et de concentration. Elles
sont l’occasion de familiariser les enfants, par l’écoute et l’observation,
avec les formes d’expression artistique les plus variées ; ils éprouvent des
émotions et acquièrent des premiers repères dans l’univers de la création.
Ces activités entretiennent de nombreux liens avec les autres domaines
d’apprentissage : elles nourrissent la curiosité dans la découverte du monde ;
elles permettent à l’enfant d’exercer sa motricité ; elles l’encouragent à
exprimer des réactions, des goûts et des choix dans l’échange avec les autres.
Le dessin et les compositions plastiques (fabrication d’objets) sont les moyens
d’expression privilégiés.
Les enfants expérimentent les divers instruments, supports et procédés du
dessin. Ils découvrent, utilisent et réalisent des images et des objets de
natures variées. Ils construisent des objets en utilisant peinture, papiers
collés, collage en relief, assemblage, modelage...
Dans ce contexte, l’enseignant aide les enfants à exprimer ce qu’ils
perçoivent, à évoquer leurs projets et leurs réalisations ; il les conduit à
utiliser, pour ce faire, un vocabulaire adapté. Il les encourage à commencer
une collection personnelle d’objets à valeur esthétique et affective.
La voix et l’écoute sont très tôt des moyens de communication et d’expression
que les enfants découvrent en jouant avec les sons, en chantant, en bougeant.
Pour les activités vocales, le répertoire de comptines et de chansons est issu
de la tradition orale enfantine et comporte des auteurs contemporains, il
s’enrichit chaque année. Les enfants chantent pour le plaisir, en
accompagnement d’autres activités ; ils apprennent à chanter en chœur. Ils
inventent des chants et jouent avec leur voix, avec les bruits, avec les
rythmes.
Les activités structurées d’écoute affinent l’attention, développent la
sensibilité, la discrimination des sons et la mémoire auditive. Les enfants
écoutent pour le plaisir, pour reproduire, pour bouger, pour jouer... Ils
apprennent à caractériser le timbre, l’intensité, la durée, la hauteur par
comparaison et imitation et à qualifier ces caractéristiques. Ils écoutent des
œuvres musicales variées. Ils recherchent des possibilités sonores nouvelles en
utilisant des instruments. Ils maîtrisent peu à peu le rythme et le tempo.
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À la fin de l’école maternelle l’enfant est capable de : |
REPÈRES POUR ORGANISER LA PROGRESSIVITÉ DES APPRENTISSAGES À L’ÉCOLE MATERNELLE
À l’école maternelle, les écarts d’âge entre les enfants, donc de
développement et de maturité, ont une importance très forte ; le fait que le
français soit ou non la langue de la famille influe également sur la vitesse
des acquisitions. Les décalages entre enfants d’une même section ne sont pas,
en général, des indices de difficulté ; ils expriment des différences qui
doivent être prises en compte pour que chacun progresse dans son développement
personnel. Les enseignants veilleront à éviter tout apprentissage prématuré.
Les tableaux suivants donnent des repères aux équipes pédagogiques pour
organiser la progressivité des apprentissages.
S’approprier le langage
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Petite section |
Moyenne section |
Grande section |
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Échanger, s’exprimer |
Échanger, s’exprimer |
Échanger, s’exprimer |
Découvrir l’écrit
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Se familiariser avec l’écrit |
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Petite section |
Moyenne section |
Grande section |
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Supports du texte écrit |
Supports du texte écrit |
Supports du texte écrit |
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Se préparer à apprendre à lire et à écrire |
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Distinguer les sons de la parole |
Distinguer les sons de la parole |
Distinguer les sons de la parole |
Téléchargement au format PDF
Les programmes ci-dessus sont les programmes officiels
français publiés au BO n°3 du 19 juin 2008 et qui sont
en vigueur jusqu'à nouvel ordre.
A télécharger : le guide à l'usage des parents de maternelle (version française).
A télécharger : le guide à l'usage des parents de maternelle (version en portugais)
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